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Les artisans Charcutiers-traiteurs

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D’abord autorisés dans un premier temps, les marchés ont ensuite été interdits avant d’être rétablis dans certains départements sur décision du Préfet. Retour sur un scénario à rebondissements extrêmement difficile à gérer pour les professionnels.

Une autorisation de principe au départ

A l’origine, les marchés alimentaires étaient parfaitement autorisés sous réserve bien entendu de respecter les précautions relatives aux gestes barrières et à la distanciation sociale.

Pour autant, des arrêtés annulant les marchés ont été pris rapidement dans certaines communes.

La CNCT ainsi que les autres métiers de bouche regroupés au sein de la CGAD (bouchers, fromagers, primeurs) ont alors immédiatement alerté les autorités pour qu’elles clarifient la situation.

C’est ainsi que l’autorisation de principe des marchés a été confirmée par plusieurs sources officielles :

- Le Ministère de l’Intérieur, Christophe Castaner, a adressé une circulaire à tous les préfets rappelant notamment que « les marchés doivent pouvoir continuer à se tenir mais uniquement pour les produits de première nécessité et à condition de respecter un espacement plus important qu’à l’accoutumée entre les étals » (voir document).

- Le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume, a rappelé dans un communiqué de presse que les « marchés de plein vent et halles devaient rester ouverts » (voir communiqué ci-après).

Les annulations ont malgré tout continué, encouragées par des images très négatives tournant en boucle dans les médias, et montrant des cas isolés de mauvaises pratiques. Pourtant, le rôle important des marchés dans l’approvisionnement alimentaire était incontestable et les avantages sanitaires bien réels. Nombreux sont les professionnels non-sédentaires à avoir été remerciés par leurs clients pour leur avoir permis de s’approvisionner près de chez eux, loin de la promiscuité des grandes surfaces, et en étant servis. La CNCT s’est battue pour rétablir cette réalité, et afin de mieux faire entendre sa voix, s’est alliée avec les autres fédérations concernées (autres métiers de bouche, fédération des marchés de France, FNSEA) pour réclamer le maintien des marchés en proposant des recommandations sanitaires. Plusieurs communiqués de presse ont ainsi été établis et diffusés largement.

Le coup de semonce de l’interdiction

La situation a basculé ensuite lorsqu’un collectif de soignants a saisi la juridiction administrative pour engager la responsabilité de l’Etat, accusé de ne pas prendre les mesures nécessaires pour endiguer l’épidémie et de mettre en danger les professionnels de santé. Dans l’éventail des mesures demandées, figurait notamment l’interdiction des marchés. Le conseil d’Etat a rendu son avis quelques jours après, le lundi 23 mars, en enjoignant à l’Etat de durcir les mesures de confinement. Le soir même, Edouard Philippe annonçait de nouvelles restrictions à la liberté de circuler et prononçait l’interdiction des marchés qu’il s’agisse des marchés de plein air ou des marchés couverts.

Le décret pris dans la foulée précisait cependant que les marchés pouvaient être rétablis avec l’accord du Préfet sur demande des maires dès lors que le respect des consignes sanitaires est assuré.

Une course contre la montre s’est alors engagée au sein de la CGAD entre les professions concernées pour travailler à la création d’un protocole sanitaire à l’usage des maires pour aider à la réouverture des marchés.

Ce document a été finalement validé le vendredi 27 mars et diffusé aux préfets par les services du Ministère de l’Economie. La CNCT l’a également diffusé largement à ses syndicats et adhérents ainsi qu’aux mairies.

Pour autant, la situation est loin d’être revenue à la normale à la fin mars.

En effet certains préfets ont purement et simplement refusé la demande de maires au motif que d’autres sources d’approvisionnement que les marchés existaient au sein de leur commune comme dans les Hauts de Seine. D’autres comme dans le Finistère ont réservé les marchés aux producteurs en excluant les commerçants ou n’ont accordé que des autorisations temporaires valables une semaine seulement et reconductibles au fur et à mesure. Heureusement, le retour des marchés s’est fait sans heurts dans d’autres départements comme l’Yonne ou l’Aube mais ces cas positifs restent malgré tout marginaux, poussant la CNCT ainsi que la CGAD et les autres fédérations concernées à continuer leur combat.

Des recommandations sanitaires très claires

Avec le protocole sanitaire, les maires disposent pourtant d’un cadre clair à mettre en œuvre pour rétablir les marchés en toute sécurité pour les commerçants et leurs clients.

Les préconisations prévoient en effet des dispositions pour filtrer les clients de manière à réguler leur flux, et assurer le respect de la distanciation sociale par toute une gamme de propositions adaptées telles que :

- Etendre l’implantation du marché afin de mieux séparer les étals
- Aménager les horaires du marché
- Prévoir la présence de personnel pour faire respecter le filtrage
- Définir un sens de circulation unique pour éviter que les clients ne se croisent
- Envisager l’ouverture d’un étal sur deux
- Matérialiser au sol les distances d’un mètre à respecter entre chaque client

L’organisation des pratiques de vente est également visée avec des dispositions telles que l’installation de protections en plexiglas et d’un film polyéthylène pour l’ensemble des denrées, l’interdiction pour les clients de toucher les produits l’obligation de servir les clients à l’aide d’ustensiles et pinces dédiés, l’affectation si possible d’un salarié dédié à l’encaissement, la favorisation du paiement sans contact et la désinfection régulière des claviers de paiement ou encore le rappel des gestes barrières par voie d’affichage sans que cette liste soit bien entendu exhaustive.

Documents consultables :

Protocole sanitaire et ses annexes

Instructions

Annexe 1

Annexe 3

Annexe 4